Sous la pinède

Le travail photographique de Juliette Parisot interroge la notion d’entre-deux, ici le rêve et la réalité ou un corps humain hybride.

A l’abri d’une pinède, le corps mis en scène de la photographe évolue dans une nature complice. Un rêve diurne se déroule sous les ombres projetées par un soleil puissant de fin de jour.

Le corps joue et se révèle dans ce jardin merveilleux. Des formes hybrides apparaissent, opérées par le va et vient entre corps humain, végétation et animal. Une autre construction est possible, sensible, parfois drôle. Légèrement, des traits végétaux apparaissent sur le corps dénudé et vice versa. Des croisements s’opèrent, toujours à la limite de la métamorphose. Des indices surréalistes apparaissent par petites touches. Cette végétation devient le territoire du rêve et du jeu. Les frontières s’estompent.

Les mythologies personnelles sont en cause. Les souvenirs d’enfance croisés avec les fantasmes de l’imaginaire donnent lieu à d’improbables situations poétiques et métaphoriques. L’escargot, ramassé enfant les jours de pluies comme un jeu, devient compagnon chimérique et symbolique. Les figues de barbarie et les aiguilles de pins, matériels précieux des architectures enfantines, prennent les atours de sculptures accumulatives sous la forme de natures mortes. Les rituels singuliers des jeux d’enfants sont rejoués, réinterprétés pour affranchir le corps dans des mises en scènes oniriques.

La végétation est opulente et enveloppante. Elle remplit complétement le cadre, profonde et mystérieuse. Magnifiée par une lumière extrêmement contrastée, elle accueille les compositions hybrides et imaginaires d’un rêve diurne.

 

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